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Un diplôme universitaire est-il une perte d'argent ? 51 % de la génération Z disent oui

Autrefois le « ticket d’or » pour réussir, il risque aujourd’hui d’être une dette à oublier. Pendant des décennies, ils nous ont dit qu’étudier était le seul moyen de changer, mais aujourd’hui les choses ont changé. Selon un récent rapport de Indeed (la célèbre plateforme de recherche d'emploi), basée sur une enquête menée par Selon The Harris Poll, la valeur perçue d'un diplôme universitaire est en chute libre, laissant des millions d'étudiants se poser une question atroce : « Est-ce que je gâche mes meilleures années ?

Le fossé des générations : baby-boomers contre GenZ

Alors que pour les baby-boomers l'obtention du diplôme a été le tremplin vers le bien-être (seulement 20% le nient), pour la génération Z la situation est dramatique. Eh bien, le 51 % des diplômés de la génération Z considèrent leur diplôme comme une perte de temps et d’argent.

La raison ? Un mélange mortel entre des frais universitaires qui ont augmenté jusqu'à 45 % au cours des vingt dernières années et des salaires qui, pour les diplômés, se sont stabilisés alors que le coût de la vie explose. En pratique : on étudie plus, on paie plus, mais on gagne comme ceux qui n’ont jamais ouvert de livre académique.

Saturation et compétences : le marché ne veut-il plus de nous ?

Le problème est également numérique. Aujourd’hui, avoir un diplôme est courant, presque acquis. Cela a poussé les employeurs à changer les règles du jeu. Depuis janvier 2024, plus de 52 % des offres d'emploi ne nécessitaient plus de diplôme formel.

La frustration est réelle : 68 % des enfants de la génération Z pensent qu’ils peuvent exercer leur travail actuel même sans avoir jamais fréquenté l’université.

L'effet IA

Dans un monde dominé par l’Intelligence Artificielle, savoir comment faire quelque chose ne suffit plus, car l’IA le fera mieux et plus rapidement. C'est pourquoi la valeur du diplôme évolue.

Comme le suggèrent des experts comme Francisco Marmolejo, l'avenir n'est pas d'apprendre à utiliser un outil, mais d'en développer un. état d’esprit adaptatif. Les « soft skills » (pensée critique, capacité d’analyse, travail en équipe) sont les seules qui ne deviendront pas obsolètes.

Vers un avenir de compétences

Nous entrons dans l’ère du recrutement basé sur les compétences. Peu importe ce qui est écrit sur votre certificat, ce qui compte est ce que vous pouvez faire aujourd'hui. Pour ceux qui étudient, cela ne signifie pas abandonner tout, mais intégrer au parcours académique des expériences réelles, du réseautage et une curiosité qui va au-delà des notes de cours du professeur.

Le diplôme n'est pas encore « mort », mais sa valeur n'est plus garantie par le cachet de l'université. Aujourd’hui, le véritable investissement, c’est vous, et non le morceau de papier que vous avez accroché dans votre chambre.