Au Danemark, l'accès à l'université est soutenu par un système beaucoup plus généreux que dans de nombreux autres pays : il existe un programme de bourses et de prêts réservé aux jeunes, le Statens Uddannelsesstøtte (SU), géré par l'Agence danoise pour l'enseignement supérieur. Et grâce à ce programme, les étudiants non seulement assistent aux cours sans frais de scolarité, mais reçoivent souvent une bourse mensuelle pour soutenir leurs études.
Voici comment cela fonctionne, qui peut y accéder et pourquoi il est également attractif pour les étudiants internationaux.
Une subvention qui fait la différence
Le système SU garantit que les étudiants inscrits à l’université reçoivent une aide financière pour couvrir leurs frais de subsistance. Les étudiants danois « de plus de 18 ans » qui ne vivent pas chez leurs parents peuvent toucher jusqu'à près de 1 000 euros par mois.
La contribution maximale dépend de divers facteurs. Ce qui compte avant tout, c'est que l'élève ait quitté la maison de ses parents. Une circonstance qui fait une différence significative par rapport à ceux qui vivent encore avec leur famille, qui ne peuvent toucher qu'un peu plus de 300 euros.
Le système est conçu pour être « universel » : il ne s'agit pas de bourses réservées à quelques-uns, mais d'un modèle structurel qui couvre les étudiants inscrits dans un programme d'enseignement supérieur, afin que les étudiants puissent se concentrer exclusivement sur leurs études, avec une plus grande stabilité économique et une plus grande indépendance.
Accès, conditions et chiffres
Pour pouvoir bénéficier du SU, l'étudiant doit d'abord être inscrit dans un cursus universitaire ou supérieur reconnu au Danemark. Les principales conditions comprennent : l'âge (il n'y a pas d'âge maximum pour l'enseignement supérieur) et les exigences en matière d'études actives.
Tandis que pour les étudiants étrangers originaires de l’Union européenne ou de l’EEE (Espace économique européen), des possibilités d’accès sont prévues si des critères spécifiques sont remplis.
Étudiants internationaux : lorsque cela est possible
Le fait que le système soit également ouvert aux étudiants européens fait du Danemark une destination très intéressante. L'obtention du SU en tant qu'étranger nécessite de remplir des conditions de résidence et de travail à temps partiel.
Les étudiants de l'UE peuvent être tenus de travailler 10 à 12 heures par semaine pour conserver leur droit à la contribution. De cette manière, les étudiants internationaux s’intègrent dans le système danois, non seulement en tant qu’utilisateurs de l’éducation mais aussi en tant que participants actifs.
Quels avantages et quel modèle culturel
Le modèle danois repose sur l’idée que l’étudiant est un citoyen actif et responsable, et non un simple bénéficiaire passif. Au Danemark, l'État estime que « ceux qui étudient, travaillent et paient des impôts dès leur plus jeune âge » devraient être soutenus dans leur carrière.
Le système est financé par les impôts et les cotisations et est structuré de manière à ce que l'étudiant dispose d'une autonomie financière et de temps pour étudier.
Le SU coûte à l'État danois 1% du PIB (3,3 milliards d'euros par an), mais en échange il garantit l'un des taux de diplomation les plus élevés d'Europe.
Dans le modèle, la confiance et la dignité de l'étudiant sont valorisées : « Sans la SU, je n'aurais moi-même jamais obtenu mon diplôme », a déclaré le recteur de l'Université de Copenhague.
Un modèle à prendre en exemple
Le système d’enseignement supérieur danois, avec la SU en son centre, offre donc un modèle de soutien structurel aux étudiants. L'université n'étant pas considérée comme un privilège mais comme un droit soutenu par l'État, et où l'étudiant dispose des outils nécessaires pour devenir indépendant dès ses études.
Si vous envisagez de fonder une université à l'étranger, le Danemark mérite d'être surveillé.


