Un post récemment publié sur le groupe Facebook « Sapienza Affitti » résume en quelques lignes l'anxiété de nombreuses familles aux prises avec la recherche d'un logement dans la capitale : « Je cherche désespérément une chambre dans le quartier de la Piazza Bologna pour mon fils, sinon il devra abandonner l'idée d'étudier à Rome. »
Une phrase dramatique qui expose un réel phobie répandue : la peur de se retrouver « hors de la zone ».
Le marché immobilier romain et l’illusion du centre
La réalité du marché immobilier romain est impitoyable. Les quartiers historiquement orientés vers l'université tels que la Piazza Bologna, San Lorenzo et le quartier Policlinico sont des zones d'extension limitée et de très forte densité, où la demande dépasse de loin l’offre disponible et les prix atteignent des niveaux insoutenables. Rester obstinément ancré à l'idée de la salle à cinq minutes à pied de la faculté nous pousse souvent à conditions de location extrêmes ou, dans le pire des cas, abandonner leurs études.
La solution dans les commentaires : vaincre les préjugés géographiques
Comme l’ont souligné plusieurs utilisateurs et anciens étudiants en commentant cet appel sincère, la solution réside dans surmonter les préjugés géographiques. Citoyens experts et non-résidents rappellent que la grande majorité des résidents et étudiants universitaires utilisent quotidiennement les transports publics. Des quartiers comme Centocelle, Conca d'Oro, Jonio ou les quadrants de la via Tiburtina et de la via Salaria offrent des possibilités de logement beaucoup plus accessibles, un des coûts faibles et avec des temps de trajet tout à fait raisonnables en bus ou en métro (souvent entre 15 et 45 minutes).
Les transports publics et le véritable défi de la vie loin de chez soi
La voix des gens du web (romain) est univoque : il faut compter une demi-heure ou trois quarts d'heure pour rejoindre le centre d'examen n'affecte pas l'issue de votre carrière universitaire. Au contraire, apprendre à se déplacer et à vivre dans une grande métropole représente un centre fondamental de croissance personnelle. Surmonter le mythe du quartier universitaire parfait e Accepter de rester « hors zone » pourrait être l’occasion de faire un premier véritable pas vers la maturité et l’indépendance.


