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Étudiants coincés avec des thèses et des examens : une prière qui parle à l'anxiété

La thèse a commencé et ne s'est jamais terminée. Des derniers examens qui semblent toujours plus lourds que les premiers. La ligne d'arrivée est proche, mais la sensation de ne plus pouvoir bouger.

C'est une condition que beaucoup d'étudiants universitaires connaissent bien : le moment où le chemin n'est plus au début, mais c'est précisément pour cette raison qu'il semble devenir plus difficile. L’envie d’obtenir un diplôme ne manque pas forcément. Nous manquons souvent de force pour recommencer.

A l'intérieur de cet espace suspendu se trouve une prière dédiée aux étudiants « coincés avec leur mémoire et leurs examens », qui circule en ligne et qui capte une sensation bien précise : voir le but, mais se sentir immobile.

@angela.la.fede

#prière #étudiants #très puissant #Pape François

audio original – Angela la foi

« Je vois le but, mais je me sens coincé »

La vidéo – qui montre sœur Angela récitant une prière pour les étudiants anxieux – commence ainsi : « Seigneur Jésus, je vois le but, mais je me sens coincé ».

C'est peut-être le passage le plus reconnaissable. Car le blocage de la thèse ne naît pas toujours d’un manque d’objectifs. En fait, c’est souvent le contraire qui se produit : l’objectif est très clair, presque trop proche. C’est précisément pourquoi cela peut faire peur.

Puis la prière continue : « Mon esprit est confus, mon cœur est fatigué ». Deux images simples mais très concrètes. D'une part, la confusion mentale, qui rend difficile l'organisation des chapitres, des sources, de la bibliographie, des délais.

De l’autre, la fatigue émotionnelle, qui survient après des années de leçons, de séances, d’appels, de sacrifices et d’attentes accumulées.

Le bloc universitaire, en effet, n’est pas seulement un problème de méthode. Parfois, c'est aussi le résultat d'un appui long et silencieux, qui se produit juste au moment où le chemin doit être fermé.

La thèse comme ultime obstacle

La thèse doit être le dernier moment, celui où l’on met de l’ordre dans ce qui a été appris. Mais pour de nombreux étudiants, cela devient un énorme obstacle.

Il y a ceux qui n'arrivent pas à choisir le bon montage, ceux qui se perdent dans la recherche des sources, ceux qui retardent l'envoi du premier chapitre, ceux qui ouvrent le dossier et restent immobiles devant la page blanche. Puis des jours, des semaines, parfois des mois passent. Et plus le temps passe, plus cela semble compliqué de recommencer.

Ce n'est pas un hasard si dans la prière nous demandons : « Guide-moi dans mon étude, éclaire les mots de ma thèse ou de mes examens, soutiens chacun de mes pas vers la ligne d'arrivée ».

Il ne s’agit pas simplement d’« étudier davantage ». C'est retrouver une direction. Comprendre par où recommencer, même avec un petit geste : une page, un email au superviseur, un plan d'étude, un examen réservé.

Examens manqués et peur de ne pas réussir

Le texte parle également de ceux qui n’ont pas encore terminé leurs examens finaux : « Avec toi je peux me lever, recommencer et commencer à rédiger ma thèse ou terminer les examens qui me manquent ».

C'est aussi un passage très proche de la vraie vie universitaire. Les derniers examens ne sont souvent pas plus faciles simplement parce qu’ils sont les derniers. Ils peuvent devenir les plus anxiogènes, car ils semblent séparer l'étudiant de son diplôme, du travail, des attentes familiales, de la comparaison avec les autres.

A ce stade, chaque appel manqué pèse davantage. Chaque report semble être une confirmation que nous ne sommes pas assez prêts. Tout retard risque de se transformer en culpabilité. La prière, en ce sens, exprime une demande très humaine : ne pas rester immobile.

« Aide-moi à ne pas toujours rester coincé »

L’un des passages les plus directs se trouve dans la partie finale : « Aide-moi à ne pas toujours rester coincé et à commencer à marcher. »

C'est une phrase simple, mais elle va droit au but. Lorsqu’un élève se sent coincé, le problème n’est souvent pas de tout faire immédiatement. Ça recommence à bouger.

La première étape peut être minuscule : relire l'index de la thèse, corriger un paragraphe, demander une comparaison, reprendre les notes, fixer un calendrier réaliste. Mais nous devons rompre avec l'immobilité.

Le besoin de se sentir soutenu

La prière demande également de recommencer à croire en ses capacités : « Aide-moi (…) croire en mes capacités. »

Et c'est un autre point central. Car le blocage ne touche pas seulement à l’organisation du studio. C'est aussi une question d'estime de soi.

Lorsque votre parcours universitaire s’allonge, il est facile de se sentir en retard. Vous voyez des amis obtenir leur diplôme, des camarades de classe commencer une maîtrise, des collègues trouver du travail. La comparaison devient continue et peut faire apparaître le retard comme une défaite personnelle.

Mais tous les chemins n’ont pas le même rythme. Il y a ceux qui travaillent tout en étudiant, ceux qui font face à des problèmes familiaux, ceux qui traversent des périodes d'anxiété, ceux qui ont simplement besoin de plus de temps pour fermer leurs portes.

En prendre conscience, c’est cesser de transformer toute difficulté en faute.

Une prière, mais aussi un miroir

Le langage de la vidéo est religieux, mais le thème qu’elle met en lumière est beaucoup plus large. Le mémoire et les examens finaux ne sont pas de simples tests académiques : ils deviennent souvent le point où se concentrent les attentes, la peur de l'avenir, la pression sociale et le besoin de prouver quelque chose.

C'est pourquoi une phrase comme « Je vois le but, mais je me sens coincé » il parvient à parler même à ceux qui ne se reconnaissent pas forcément dans la prière. Parce qu'il décrit une condition émotionnelle précise : être proche de la ligne d'arrivée et, justement pour cette raison, la sentir plus lourde.

En fin de compte, le message le plus utile est peut-être précisément celui-ci : vous n’avez pas besoin de tout résoudre en un jour.