Oui, enregistrer un examen universitaire est légal. Mais attention, le feu vert n’est pas absolu.
La loi n'interdit pas à l'étudiant de documenter une épreuve orale, puisqu'il ne s'agit pas d'une interception illicite, mais plutôt de la simple mémorisation d'un événement auquel on participe personnellement. Cependant, entre commencer une inscription et être totalement en sécurité, il y a des règlements internes à l'université et, surtout, la protection de la vie privée.
Avant d’allumer le micro de votre smartphone, il est essentiel de connaître précisément les limites imposées pour ne pas risquer des mesures disciplinaires sévères.
Le cadre juridique : les précisions de l'avocat
L'avocate Giorgia Dumitrascu fait la lumière sur le sujet dans une interview accordée au portail 'École Virgile' a esquissé avec beaucoup de clarté le cadre réglementaire de référence.
Dans notre pays, aucune loi n'interdit absolument à un étudiant d'enregistrer son propre examen oral. Comme le souligne le professionnel, il faut bien distinguer entre un enregistrement entre les personnes présentes et une véritable interception : la seconde n'intervient que lorsqu'un tiers capte secrètement la conversation des autres.
Mémoriser un événement auquel vous participez activement représente en revanche la création d'une preuve documentaire, ce qui est tout à fait légal selon la réglementation en vigueur.
Le fait d'appuyer sur le bouton d'enregistrement ne constitue aucun délit, mais la licéité du comportement est déterminée exclusivement par les finalités de l'enregistrement et par ce que vous décidez de faire ultérieurement avec ce fichier audio.
L’autonomie des universités et les limites de la réglementation
Même si la législation nationale autorise l'enregistrement en tant qu'acte personnel, le principal obstacle réside dans les directives des différentes institutions.
Grâce à ce qui est établi par la Constitution et les réglementations sectorielles, les universités italiennes jouissent d'une pleine autonomie organisationnelle et réglementaire. Cela garantit à chaque université le pouvoir de gérer le déroulement des tests et, dans plusieurs cas, d'établir une interdiction catégorique des enregistrements audio ou vidéo.
Si un étudiant décide d'ignorer une telle interdiction interne, il s'exposerait à des conséquences qui, bien que non pénales, pourraient peser sur son parcours universitaire.
On parle en effet de sanctions disciplinaires qui comprennent l'interruption immédiate de l'examen, l'exclusion totale de la session en cours et l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre de l'étudiant.
Pour cette raison, vérifier au préalable le règlement de l’université est une étape obligatoire.
Le nœud de la vie privée est l’interdiction de partager
La frontière la plus délicate à ne pas franchir est celle imposée par la législation sur la protection de la vie privée et le RGPD. La voix du professeur, ainsi que le contenu spécifique de la question, représentent des données personnelles protégées par la loi.
La conservation du fichier sur votre téléphone portable pour un usage strictement personnel ou pour défendre vos droits – par exemple pour avoir la preuve de tout comportement offensant, irrégularité ou comportement discriminatoire – est une opération autorisée. La situation devient irrémédiablement pire si l’étudiant décide de rendre public cet enregistrement.
Partager l’audio sur les réseaux sociaux, le transmettre à des discussions de groupe ou le faire écouter sans discernement à d’autres camarades de classe constitue une violation flagrante.
Dans ces scénarios, l'enseignant concerné a le droit d'agir pour protéger son image, en demandant la suppression immédiate du contenu, en déposant une plainte formelle auprès du Garant de la vie privée et en procédant légalement pour obtenir une compensation pour les dommages matériels et moraux résultant de la diffusion.


