La scène est un grand classique de la vie universitaire : vous êtes assis devant le bureau du professeur, vous avez déjà répondu à trois des questions du professeur, la promotion est proche et le niveau d'anxiété diminue enfin. Mais soudain, il intervient. L'assistant de service.
Souvent c'est un gars qui a à peine deux ans de plus que toi, mais qui porte la bonne veste pour se donner du tonus et semble n'attendre que le bon moment pour te mettre en difficulté. Quand il se tourne vers le professeur et demande : « Puis-je lui poser la question suivante ? »l'estomac de chaque élève se serre.
La vidéo virale de @robi.frg a donné voix à l’idée intrusive selon laquelle quiconque a fréquenté une classe universitaire a mâché de l’amertume au moins une fois dans sa vie.
@robi_frg Non tais-toi merci #session #Jurisprudence
audio original – UniUdIusSoffrendi
Le drame du « jeune assistant »
Il a le même âge que toi, jusqu'à il y a deux séances il pleurait sans doute dans les couloirs comme toi, pourtant aujourd'hui il semble avoir oublié l'empathie. De plus, souvent l'examen est déjà terminé, mais l'assistant doit démontrer à l'enseignant qu'il est sur la bonne voie, en utilisant l'élève comme cobaye.
Pour donner le ton (et prendre la place d'honneur aux côtés du professeur, menacé par une foule de gens qui n'attendent qu'un faux pas), il est toujours question de petites arguties cachées dans les notes de bas de page du livre.
La réponse (mentale) définitive
Face à la demande fatidique de l'assistant de reprendre la question, la réaction immédiate qui traverse l'esprit de tout étudiant universitaire est aussi franche que libératrice : « Tu dois faire attention à tes propres conneries. »
Évidemment, pour des raisons évidentes de survie scolaire et pour éviter d'être expulsé de la classe avec un 18 négatif, la vraie réponse se transforme en un sourire crispé, un hochement de tête d'accord et une sueur froide dans le dos. Mais savoir que l’ensemble de la population étudiante partage exactement la même pensée rend le traumatisme de la session d’examens nettement plus léger et résolument plus social.
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